13 févr. 2012

All the things I wanna a say, like, for fuck sake, what did I do, what did I do for you all to be pissed and annoyed about me, and how is it that you care so few that you keep behaving in ways that hurts so freaking fucking much and make me feel so alone and useless - what with the indifference or the light annoyance so obvious in your tone when you speak to me, and how do you expect me to get more interesting if each of your words uttered and acts are dragging me so down down down like I'm worth nothing and that's so easy for you all to act like this; to release your frustration on the easiest target, the one who already feel like shit and I'm tired of all the suffering and the worries and the anxiety this causes me in spite of myself and I'm so angry as well, won't you for fuck sake just give me a chance!

Well, FUCK YOU and I'm done with that shit and I won't try anymore and it won't matter to me anymore and I'm done with you all, lunatic bunch of cunts! I'm done trying and I'm done humiliating and whoring myself for a few seconds of not-too-negative attention. Because at times I feel so lonely pride doesn't matter anymore but enough enough enough of that!

Fuck that and I'm better of alone! (than with you)

And true I'm scared shitless. There's so much ways of getting lost when you're on your own, just on you're own.

I'm craving something else.

27 janv. 2012

Greenwich, fin de l'été

Des photos où j'étais jolie et moins effrayée. Mince enfin! Mince du visage!
J'ai perdu ça. J'ai perdu aussi mon calme, ma paix, j'ai peur de tout et surtout des autres et maintenant que je regarde ces photos d'il y a quelques mois, le changement, le désastre me frappe. J'étais bien... Au terme d'un long travail sur moi-même, de beaucoup d'efforts, j'étais devenue quelqu'un de plus mâture, quelqu'un de plus fort.

Pourquoi est-il permis que l'on revienne en arrière, resserrer autour de nous le sac de notre conception de nous et du monde et s'y retrouver tout écrasé, presque incapable de bouger, très mal à l'aise?


Quand ai-je arrêté d'être cette fille plus solide, quand l'ai-je laissée tomber pour devenir un petit bout de peur qui en tout occasion se sent rejeté? J'étais forte.

Et je suis en colère parce que l'infusion de ces complexes français que je craignais tant s'est finalement faite sournoisement et je n'en prends la mesure qu'avec ces photos ensoleillées et tout sourire.

Où sont passés mes jolis rêves, mes jolis rêves pour lesquels j'avais envie de me battre?

Cyniques, blasés, râleurs de France, vous m'avez tout pris! Et je sais que je ne devrais pas être en colère contre vous, mais fidèles à votre nature, vous avez fait de moi le tour, repéré les failles, avant de vous insinuer par ma cicatrice française mal bouchée et m'avez redéchirée et pour cela je vous méprise comme je me méprise de ne m'être pas fermée à vous.

J'étais HEUREUSE et je REVAIS!

16 déc. 2011

gnéhéhéhéhé

Et donc un moment donné, je pense tourner psycho. Mais faudra pas s'inquiéter, juste courir suffisamment vite pour éviter les coups de machette. En cas de disparition inexpliquée dans mon entourage, penser à fouiller dans le jardin en priorité.

4 juin 2010

Catégories whores, tons péremptoires de catins

Ceux-là; ils n'ont pas idée de ce qu'ils nous font, à nous autres dont l'emballage n'est pas si dur qu'il résiste sans encombres aux grandes théories rétrogrades. Nous sur qui leurs idées ne glissent pas, mais nous tranchent. Nous qu'ils amputent par quelques poignées de mots imbéciles, et nous transforment en plaies ambulantes, grandes plaie ouvertes pressées contre le sable, comme une bouche qui mord la poussière.
Nous qui mettons si longtemps à nous débattre pour nous relever, ne réussissant, lamentables, qu'à nous abîmer plus, puis meurtris à la fin, mais un petit peu plus forts.

Nous qui mettons si longtemps à nous décoller du gravier hostile pour recoller nos bouts de chairs, de chairs et d'âme entrelacés.

26 janv. 2010

Apocalypse Now

"Alors, Adam, pomme ou Nutella?" (demanda Dieu qui revisitait les différents épisodes de la Genèse pour la énième fois et avait décidé de pimenter le jeu en ramenant des objets insolites du XXI ème s.)

- Ah bah là, forcément, Nutella, répondit Adam.

- N-nutella? Pas la pomme? demanda Dieu dont l'aura de lumière avait blanchi d'un coup.

- Nan, nan, t'es fou, Nutella!


"Oups." dit Dieu.


Et c'est ainsi qu'advint la fin du monde.

23 oct. 2009

Et si je n’étais pas vraiment une personne ? Et si je n’étais qu’une illusion, le souci d’une ombre de plaire aux autres sans avoir cherché d’abord à se plaire à soi-même ?

Mon jugement était toujours erroné. Il fallait en référer aux autres. Imaginer quel serait leur avis ; se bâtir en fonction.

Où est-elle, ma personnalité ? A-t-elle jamais existé ? Est-il quelque part, mon « je » ? Vaut-il que je le cherche ou dois-je m’en construire un véritable sans attendre ?

Il est là, mon vide, il est là, le fondement de ma terreur. Dîtes-moi qu’il n’y a pas qu’un miroir soucieux de renvoyer aux autres une image flatteuse d’eux-mêmes pour qu’ils ne lui nient pas son droit d'exister. Je suis là ? Je ne me sens pas. Dans quels actes est-ce que j’existe ?

C'est possible, d'avoir vingt-et-un ans et d'être, dans l'absolu, complètement vide, ou rien qu'un résidu?

Et si j’avais menti depuis des années, depuis si longtemps que plus personne ne se posait la question ? Et si je ne percevais de moi que l’image supposée qu’ en ont les autres? Un jeu de miroir dont le reflet originel est une légende, un mythe….

Où est-ce que je suis… ? Qu’est-ce qui est à moi, qu’est-ce qui est aux autres ?

- Je suis souvent en colère (j’ai l’impression d’être agressée, attaquée, ou qu’on me témoigne de l’indifférence et ça me rend folle) … Je suis émue par des choses, des musiques (la vision de la misère, les Canons de Pachelbel)… Certaines choses me paraissent agréables (des phrases bien couplées, des avis bien démontrés, des audacieux….) J’ai comme des passions (les pédés amoureux)… Une vision de la beauté (les traits fins, l’androgynie…) Une idée à moi de la classe (Skins, miyavi….), une vision du monde (mon avis sur la mort, sur l’existence du Bien et du Mal, la possibilité d’une incroyable richesse)…

C’est pour ça que je me déteste quand je me vante d’aimer une chose à de trop nombreuses reprises. J’ai le sentiment que ma seule volonté c’est d’impressionner et que je n’ai pas de goûts, pas d’avis, ils n’existent plus.

Soit j’ai honte de mes goûts et opinions, soit je les trouve dignes de la plus grande admiration. Dans un cas comme dans l’autre, je finis par ne plus me les attribuer. Etre vide à nouveau. Mais ils existent ! Mais oui, ils existent ! Combien de fois je me suis efforcée d’aller les dégôter dans le marasme qui me compose, mes aspirations vraies, mes envies, mes idées, mes goûts !

Peur : que la vérité soit que je cherche matière à aimer dans ce qui est reconnu socialement comme admirable. (Soit que cela soit admirable en soi, soit que cela soit admirable d’apprécier en dépit de)

Que répondre à ça ?

Toujours besoin de me justifier vis-à-vis des autres… Tellement heureuse quand je trouve des choses qui me plaisent que je le clame à tort et à travers…. Mais est-ce que ce qui me plaît, ce n’est pas le sentiment d’avoir trouvé de quoi éblouir les autres ?

Est-ce qu’une fille qui perd sa personnalité la plupart du temps est une fille qui vaut le coup d’être considérée, une fille que l’on peut quand même respecter ? Est-ce qu’une fille qui se sent aussi vide et infondée que moi parfois peut n’être pas complètement méprisable et inférieure aux autres ?

- Je n’y crois pas à ta personnalité. Je ne crois pas à tes traits de caractère. Tu te fais trop mousser pour être honnête. Prouve-toi !

- D’accord, mais que dois-je faire ? Je ne sais pas trop, là…

- Ahah ! Je le savais ! Il n’y avait rien, dans cette coquille, que du vent !

Elle a raison. Je perds ma personnalité. Tout recommence. Il doit bien y avoir un remède à cela, c’est stupide ! C’est la première fois que j’énonce aussi clairement ce problème.

Lorsque je passe plus de temps à être "elle" que moi-même.

Et si j’avais passé trop de temps en dehors de moi, à peindre mon enveloppe pour qu’elle attire l’œil des autres ? Et si j’étais définitivement perdue ?

Elle est où, Lauréline ? Elle est où ? Si vous l'avez vue, dîtes-moi où elle est….

Peut-être qu'elle est là-bas, au bord de la rivière. Sa coquille semble s'observer dans l'eau - mais la vérité c'est que c'est elle, devenue reflet, prisonnière des eaux, qui observe sa coquille...

22 oct. 2009

Elle est toujours en train de me regarder, en critique absolue, malveillante, parce que l’absolu est antipathique.

Perchée sur la pointe des pieds, à quelques dizaines de centimètres de moi, elle m’observe, me scrute et me dit de quoi j’ai l’air, m’informe sur ce que les autres pensent probablement de moi. Et moi, je la crois, elle est mon pilier, mon tuteur mal vieilli – elle n’a pas perdu en solidité mais elle a noirci et est mangée par la mousse, les racines qui la rongent s’implantent en moi en continu, depuis des années, et je ne peux m’en défaire.

Elle me regarde, et me dit : « Tu essayes d’avoir l’air poétique. Ne fais pas de poésie, copieuse. Tu sais que c’est un mensonge. Ce n’est pas toi. Tu es beaucoup plus basique que cela. »

« Tu essayes d’avoir l’air attendrissante, tu veux que l’on te plaigne. Cesse cela. Ca n’est pas toi. Tu es bien trop basique pour être malheureuse. Marionnette, singeuse d’humanité ! »

« Egocentrique. Quand je te regarde, tu te regardes toi-même. Tu ne sais donc pas penser à autre chose ? »

« Cette personne se rend bien compte que tu es inintéressante. »

« N’essaye pas de leurrer cette personne. Comme toutes les autres, elle est trop bien pour toi. »

« Tu mérites leur mépris, chasse ces lambeaux d’espoir qu’ils t’apprécient un peu et résigne-toi, voilà ta seule dignité possible. »

« Reste seule et excuse-toi d’être encore là. »

Petit rien, petit reste flétri, je l’avais bien flairée, ton inanité ! Je l’ai mise à nu, non pas pour te faire souffrir, mais par souci de droiture, de justice vis-à-vis du monde des Vrais.

Excuse-toi !

Et la culpabilité permanente me broie de l’intérieur, qu’est-ce que j’ai fait de mal, j’ai forcément fait quelque chose de mal… Je fais toujours quelque chose de mal.

Rien de grave. Seulement de petits torts mesquins.

J’attends que l’on me demande comment je vais. On ne me demande jamais comment je vais. Si je me mets à parler de ces moisissures qui me pourrissent la tête, quelque part en public, j’éprouve un sentiment comparable à si je me trouvais en pleine foule, nue, cuisses grand ouvertes, complaisante et effroyablement laide.

Il ne faut pas parler de ces choses-là en public.

Mais il me faut une purge. Vider le pus. Arracher les chairs gangrénés avec force et rage, quitte à emporter quelques morceaux sains avec elles.

Gâchis de vie, de matière, d’air, de temps… (Refrain)

20 oct. 2009

Il ne fait pas bon être dans ma tête (j'imagine)

Quand j’étais adolescente, je me détestais, je me méprisais de toute mes forces, et je souffrais, d’une souffrance mesquine et pitoyable. Je m’enfermais dans ma chambre et je tentais de me creuser les bras à coup de couteaux mal aiguisés, en me méprisant férocement de tant ressembler aux clichés pathétiques qu’on véhicule sur les adolescentes, je rageais de haine contre moi et je ne tentais aucun « appel au secours », tant j’avais entendu des gens parler de ceux qui s’y livraient avec mépris.

Je pleurais de rage et mon frère m’engueulait, ayant tellement l’air de savoir mieux que moi ce que j’étais supposée ressentir que je n’osais pas mettre de mots sur mes sentiments, de peur de me détester encore plus. Ma mère me reprochait à demi-mot de me mettre dans de tels états quand j’avais tant pour être heureuse, pathétique petite fille gâtée qui fait semblait de souffrir gravement, d’être sérieusement malheureuse pour attirer l’attention !

Ca continue !

Je deviens folle, folle, folle, de tout garder pour moi, folle de haine et de mépris de moi, je voudrais crier au monde que je me hais, que je m’excuse d’être moi ! Que je suis la première à me mépriser, de toutes mes forces !

Je n’arrive pas à le garder pour moi, à avoir assez de dignité pour me débrouiller seule avec moi-même, mais je ne le crie pas sur tous les toits ! J’essaye !

Il faut que quelqu’un le sache, il faut que l’on me dise que je suis à plaindre, que je ne suis pas une larve gluante, un gachis de chances dont d’autres auraient tellement plus profité !
J’ai le cœur qui bat très vite, mais je ne pleure pas, je n’arrive pas à pleurer, j’ai peur de faire semblant, de me mentir à moi-même.

Je suis seule, je me suis encore couchée bien trop tard et je n’arrive plus à penser correctement, comme à chaque fois.

Je prends tout en pleine face, je suis totalement perméable, je lis les avis des uns sur tout et rien et chaque fois qu’ils condamnent les autres pour leurs opinions ou qu’ils les traitent de cons, j’ai l’impression que c’est moi qu’ils visent, c’est moi qui regroupe tous ces méprisables vices, ces avis idiots, c’est moi !

Tout me blesse, tout m’entaille, tout le monde s’en fout, et c’est complètement normal, pourquoi personne n’essaye de me rassembler, pourquoi je suis toujours toute seule, pourquoi je n’ai pas le droit de le dire….

Je suis profondément insignifiante, je ne ressemble à rien, je ne veux pas devenir folle, il faut que, potentiellement, quelqu’un le sache, quelque part.

19 juin 2009

Je ne me souviens plus

Alors ça va recommencer.

J'ai été malheureuse et j'ai oublié, sans y avoir rien gagné. Je me suis volée ma propre expérience, aquise difficilement, pour lutter mieux contre la prochaine fois.

Je fais toujours ça. J'oublie. J'oublie mon droit à ne plus trop me sentir vide et honteusement privilégiée. J'ai souffert plus de quatre mois, j'ai fini par l'admettre: c'était peut-être une dépression. J'ai réuni tous les symptômes, c'est vrai! Je ne suis plus née de la dernière pluie, et ça m'était déjà arrivé plusieurs fois, même si moins longtemps. J'ai été triste, j'ai porté ma propre petite croix à moi, les gens de mon âge n'ont pas plus vécu, n'en savent pas sytématiquement plus que moi, c'est faux!!!!!! Une longue, une moche dépression, où je n'étais plus rien. Trois mois où le sens de la moindre de mes actions m'a échappé continuellement. C'est comme ça. [Si je ne décris pas un tant soit peu précisément les choses qui me restent de cette période, elle n'aura compté pour vraiment rien, même si c'est du déballage impudique qui me répugne, répugne, répugne. Y'a pas que toi qui me lis éventuellement, qui me méprise ici!!!!!!!!!]

Et il ne m'en reste que des bribes, des éclairs de souffrance et de vide, si éparses qu'ils me donnent envie de me traiter de menteuse et de m'accuser d'exagérer pour attirer l'attention des autres. La ronde infernale du mépris de soi, je veux en sortir: pour en sortir, j'essaye de raconter, mais qui s'est inquiété assez pour moi pour que je puisse décemment lui parler? Qui a eu envie de m'aider ou a tourné vers moi un visage concerné? Personne, car tout le monde était déjà assez malheureux comme ça.

L'idée d'en parler sincèrement maintenant, c'est-à-dire en ne me souvenant de pas grand chose et en me donnant l'air d'un imposteur me rend déjà malade. Parce que mon désir le plus profond c'est que les gens qu'il faut sachent et ne me laissent plus jamais aussi seule que je l'ai été, puisque ça recommencera, que ça recommence presque chaque année.

L'infatigable non-confiance en soi, que j'essaye de combattre inlassablement, de m'endurcir seule, enfin, mais qui finit toujours par revenir. Le doute, la remise en question, partout, et la fierté immédiatement douchée par le mépris et l'amertume, les questions incendiaires: as-tu vraiment mérité cette assurance-là?

Et de penser toujours à moi pour enfin sortir de cette spirale odieuse, en sachant que d'autres ailleurs vivaient mille fois pire, et me détester de devoir reconnaître que ça n'allait pas pour arriver à me soigner, comme une sale geignarde de merde. C'est ça, la spirale infernale qui a tourné en boucle pendant trois mois dans ma tête.

Je crois (croyais) que j'en étais enfin sortie, depuis près de trois semaines (il a presque suffit que j'en parle - mais pour ça, il a fallut que je me batte pour trouver une oreille sans y perdre toute dignité)mais la confiance en soi n'est revenue que par bribes, puis n'a jamais été vraiment restaurée.

Et à nouveau je ne sais plus ou je vais, je n'en sors pas du tout, jamais, j'ai l'impression d'être sous l'eau depuis des mois, de passer des mois à me battre pour attraper une goulée d'air, mais ne jamais vraiment remonter à la surface et en sécurité sur la terre ferme.

Alors, puisque personne ne s'inquiète pour moi, que de toute façon, isolée dans ma campagne de merde je ne vois que très peu de gens et que les autres ont déjà bien assez de raison d'être malheureux, je me confie sur mon blog, comme au bon vieux temps.

Oui, je suis pathétique à ce point, mais ça me fait juste plaisir d'imaginer que quelqu'un quelque part va peut-être lire cette note et saura que je vais mal, juste pour le besoin, même si on s'en fout, qu'il ne faut pas se battre pour moi, me parler, ou faire quoique ce soit si on ne me connait pas, dépenser la moindre parcelle d'énergie que, quitte à se montrer compatissant, on pourrait investir dans une cause réelle, juste, qui en vaille vraiment la peine. Avec la multitude de gens venus au monde et qui n'ont pas encore connu dans leur vie une seule raison d'en être reconnaissant. J'aurais vraiment vraiment trop honte.

Mais j'avais juste besoin de dire ça quelque part, que ça n'allait pas. Ce n'est pas si honteux, si plein d'implicites et vélléités inconscientes si méprisables que ça, si?

Je veux de la joie, et j'ai tout le temps essayé de me remuer, pour ne jamais me laisser aller complètement. Et je m'en suis presque sortie toute seule. On peut me reconnaître ça quand même?

Bon, bon.

De la joie:

19 avr. 2009

The Great Escape - Elie Dupuis

Pour la peine, voilà. Le clip d'une musique et de son chanteur bien niais, qui donnent des frissons aux gens comme moi.



(Et en bonus, ceci, parce que, youhou, retrouvons progressivement notre entrain légendaire: Sunday With A Flu, Yodelice - oui, je ne sais point intégrer le lecteur deezer dans un post).

Seeking For A Way Out (ceci n'est point gai)

Liberté, sécurité.



Aspirer à la première permet de se figurer un sens possible à l'existence, choisi. Désirer la seconde nous porte à croire qu'avec un peu de bonne volonté (en éliminant les éléments extérieurs gênants) on pourrait louvoyer éternellement avec la mort.

Faire fi de l'absurdité et de la mort (ou de notre finitude, comme ils disent)... On revendique sécurité et liberté, ces deux antagonistes, inspirés par la frustration qui s'engrange, générations déçues après générations déçues, de périr finalement, toujours à la recherche d'un sentiment d'accomplissement.

Je connais beaucoup de gens dans mon entourage qui ne s'inquiètent pas de la mort, (plutôt de la vieillesse) "il faut bien s'arrêter un jour". Je pense que c'est par inconscience, je crois que les gens qui conçoivent de façon réellement paisible la mort ne se rencontrent pas à tous les coins de rue, si la chose est possible (j'espère bien). Après tout, j'ai vécu dix-huit années en pensant avoir conscience de ce qu'elle était, pour qu'au final, dans ma dix-neuvième année environ , son "véritable" sens ne commence tout juste à me pénétrer, par hasard, je crois, et que je réalise peu à peu avoir été jusque là un peu à côté de la plaque (on croit toujours bien y voir jusqu'au jour où on pense à essuyer ses lunettes). Encore maintenant, la conscience que j'ai d'elle est irrégulière, saisissante à certains moments, profondément altérée à d'autres.

Je vis pratiquement à chaque instant en me sachant potentiellement morte. Ça ne me fait pas me sentir supérieure aux autres, je ne crois pas - peut-être que ça me donne un peu plus d'assurance - mais ça me détache, tout le temps, à tous les nivaux. Les anciens sentiments, émotions, les velléités d'avant sont toujours là, seulement, parfois, on dirait presque des fantômes. L'ami Jilianichon sur son Alchemyth des familles parle d'un "avant la peur de la mort", et donc, d'un après. C'est tout à fait vrai, comme expression. C'est parfait.

Il ne me reste qu'à dépasser cette angoisse, encore eut-il fallut que je croie cela possible. Je cherche des réponses, des portes de sortie, je n'en trouve point. Tout paraît vain à l'aune de la pourriture, du décès. Il n'y a que la religion? Que les illusions? Que la faculté et le désir de se tromper soi-même (pour les gens dans mon cas)?

Peut-être que je crois en une réponse satisfaisante - car je cherche, et j'ai l'impression de suivre des directions, de trouver des indices, des éléments - comme d'autres croient en Dieu?

C'est pas comme si toutes les autres considérations avaient disparues. Elles sont toujours là: je veux toujours de l'amour, réussir mes études, trouver un métier "épanouissant". J'ai toujours honte de moi comme je respire, je suis toujours déçue par des choses et des gens, il y a des trucs en lesquels j'espère, des choses qui suscitent mon dégoût. C'est un peu une partition de musique, la ligne du Do peut être jouée sur la même mesure que celle du Si. Un orchestre: la guitare, la trompette, le violon peuvent toujours s'harmoniser avec la basse et la batterie, bien qu'ils ne soient que d'agréables embellissements à ce squelette et à cette chair (je me moquerai moi aussi de moi-même quand la conscience de la mort sera à nouveau passée au second plan, je pense).

Je souhaiterais, quand j'entends des gens parler, discourir, chanter, que je vois des peintures, des sculptures, de belles architectures, et que tout cela me touche; j'aimerais me dire que ces gens qui échangent, ces artistes, font et disent ces choses que j'aime en ayant conscience qu'ils vont mourir, et savoir que ça ne les empêche pas de créer de belles choses. Qu'ils ne le fassent pas parce qu'ils voient de la beauté là où il n'y a rien.

Au milieu de ces remugles et méandres de pensées déprimantes et nostalgiques d'un peu plus d'insouciance, la seule chose qui me remue encore profondément, c'est le yaoi (j'ai menti, en fait ce post est un peu gay). Je ne suis plus toujours absolument certaine d'éprouver de l'amour et de l'amitié au niveau d'intensité d'antan à l'égard des gens que je considère comme importants pour moi, mais deux beaux pédés androgynes qui s'embrassent avec une belle grosse dose de déni en toile de fond, dans des fictions pour adultes, ça me donne de l'espoir, ça me gave d'illusions, ça étanche ma quête d'un absolu qui ne soit pas le pur néant.

Je ne sais pas pourquoi, les gars. Je ne sais point (et je n'avais pas prévu de finir par ça, surtout).

En tout cas, si les "malfaiteurs" et autres mal lunés trop ambitieux avaient le même genre de conscience que j'ai de la mort, je suis sûre qu'ils se sentiraient bêtes de faire du mal à des gens qui n'ont pas plus de quatre-vingt ans d'espérance de vie devant eux, tout ça afin de jouir de choses qui ne leur dureront pas plus de temps et qu'ils finiront par perdre de manière irrémédiable (et je ne dis pas que je détiens la bonne façon de concevoir la mort, juste que ma conception à moi aurait ce résultat).

Ce destin commun qui nous unit tous devrait être bien plus fort que toutes les inimitiés humaines. Seulement, le reconnaître, ce serait sûrement renoncer à l'idée d'arriver à faire de la vie plus que ce qu'elle est : un accident, régi par des lois aussi implacables qu'absurdes.

24 janv. 2009

Boutade coquine

Les jeunes personnes qui gaillardement dansent la "tecktonik", souvent communiquent entre elles par langage dit 'SMS'. Ce mode de communication constitue notamment un biais fameux aux susmentionnés afin de péchos la jeune donzelle en flower ou bien le vaillant bonhomme à l'ardeur tapageuse.

Ainsi, une certaine frivolité guillerette un instant nous saisit, qui nous amène à considérer que ces gens pourraient être prénommés "Textoniqueurs".

Oh, énorme, n'est-ce pas?



Sinon, j'ai acheté un fer à lisser sur internet, et ça me rend fort jouasse, et je le dis parce que se rendre heureux soi-même, c'est bien, on devrait le faire plus souvent, et le dire plus souvent quand on réussit, voilà. C'est pourtant pas compliqué, suffit d'avoir de la money-money.