4 juin 2010

Catégories whores, tons péremptoires de catins

Ceux-là; ils n'ont pas idée de ce qu'ils nous font, à nous autres dont l'emballage n'est pas si dur qu'il résiste sans encombres aux grandes théories rétrogrades. Nous sur qui leurs idées ne glissent pas, mais nous tranchent. Nous qu'ils amputent par quelques poignées de mots imbéciles, et nous transforment en plaies ambulantes, grandes plaie ouvertes pressées contre le sable, comme une bouche qui mord la poussière.
Nous qui mettons si longtemps à nous débattre pour nous relever, ne réussissant, lamentables, qu'à nous abîmer plus, puis meurtris à la fin, mais un petit peu plus forts.

Nous qui mettons si longtemps à nous décoller du gravier hostile pour recoller nos bouts de chairs, de chairs et d'âme entrelacés.

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