(24 heures dans la vie d'une conne)
Le Dimanche 4 Janvier (la lune est un croissant parfait)
00h00 - 2h20: C'est tragique. Mon père vient de m'installer la télé dans ma chambre. Pourtant pas une grande fana, je glande devant, enquille 'Les Rois Maudits' puis un téléfilm avec Stomy Bugsy et Grégoire LePrince-Ringuet sur la 5.
2h20 - 9h00: Couchage, tentative de dodo, 3h20, dodo.
9h00 - 9h55: Alarme. Get up, Stand up. Petit dèj'. Habillage.
9h55 - 10h55: Patience, le prof de conduite va arriver. Prions pour que je ne sois pas trop fatiguée. Que je ne me rétame pas lamentablement comme la dernière fois/ Il est là/ Je suis dans la voiture. J'évolue dans un monde de bulles roses et bleues. Par conséquent, je ne vois pas les feux rouges, les priorités à droites et les bordures de la route/ Un dernier créneau (assez pathétique), rentrons, quittons M. Grrumf, le professeur de conduite expressif.
12h50: Mangeaille.
13h20: L'appel de Laure. Fatidique. "Allons sur Paris, faire des photocopies de ton livre pour notre dissertation de mercredi? Et acheter mon nouvel ordi." "Et moi, mon fer à lisser. Alright, I'll be there at 3 pm."
14h15 - 15h00: Dans le train, mon livre sur les genoux, tentative de bossage. Le stress, lalala/ Massy-Palaiseau, un évènement significatif dont je n'ai eu connaissance que plus tard/ Vers Bourg-la-Reine, la miss Allah Akbah, d'un uniforme de collégienne vêtue, fait la quête dans le rer, criant: je vis sous une tente depuis un an et demi. Regardez-moi. Aidez-moi? Cela aurait pourtant dû m'alerter. Elle passe dans nos rangs, nous interpelle, n'obtient que deux pièces. Je lève la tête, ne donne rien, ai honte, assez vaguement. Elle maudit les autres en français (Je ne suis pas contente du tout! Elle nous souhaite: Mauvaise année!) En arabe (...?) Se défend d'être une terroriste, cri Allah Akbah à plein poumon, rigole "c'est pas Al Qaida, ici! C'est la France! Et on est chez nous, et c'est bon d'être chez nous!" Nous maudit à nouveau/ Elle part. Je la suis, nous sommes à Denfert-Rochereau, il est 15h06.
15h09 - .... : Hey, Laure! J'interpelle la jeune femme au chapeau rouge, on échange un salut, nous nous en allons vers la ligne 6, faisons je ne sais plus quel trajet, hop, arrêt Daumesnil/ A la recherche de Surcouf, une heure durant/ Sous les arcades, le voilà/ On recherche le portable idéal, j'ai un coup de foudre, c'est mon amie qui se le fait. On achète, erre pour trouver l'endroit ou on retire les achats, s'apprête à demander à un vendeur... Un homme jaillit devant nous, s'interpose, pose sa question urgente et prioritaire avant que l'on ait le temps d'ouvrir le bec. On s'en va/ On trouve, on paye, on se casse.
Vers 17h00: A la recherche désespérée d'une photocopieuse, place d'Italie. On marche, on marche. Un magasin: il est fermé/ On remonte. Un serrurier. On se renseigne: par chance, il fait des photocopies. Par malchance, avec notre bouquin, ça ne marche pas/ On sort, on marche, jusqu'au centre commercial. On cherche le pressing. Fend les foules et le brouhaha. C'est le mauvais sens, demi-tour. Nous y voilà. Ah. "En Panne"/ On marche. Un coin 'Photomaton'. Une photocopieuse, pourrie. 20 c la feuille. Laure part à la recherche de menue monnaie, billet de 5 euros en main. Personne ne veut lui faire le change/ Elle achète un petit pain à 60c, les voilà déjà plus conciliants/ Retour. C'est parti pour 20 copies. Monotonie entrecoupée des demandes répétées d'un groupe de gamins qui traînent par là: "S'il vous plaît... Des centimes! Pour manger." Je n'ai rien, j'ai tout donné à Laure pour les photocopies. Laure s'occupe de ses photocopies. Au vingtième "non" contrit, l'information n'est pas encore passée. Je me fâche, un peu, parce que bon, merde, je n'ai aucune pitié, je suis le Mal. Ils partent quelques temps. Reviennent à l'assaut/ On a fini les photocopies, fuyons direction Mc Do, pour le traditionnel Royal Cheese.
18h15: Sur un terrain en pente, attablées, les doigts gras et la panse pleine, voici enfin venu le saint quart d'heure de pur bonheur. Discussion animée, 'inventons des objets complètement inutiles'. Quelqu'un a imaginé "la machine à faire fondre les glaçons". Je propose la machine à refroidir les plats, à brosser ton chien à rebrousse-poil, la douche qui rend crade/ Là où on est placées,c'est la grande promiscuité, un couple est à côté de nous, la meuf nous regarde, nous écoute, je la vois qui imite Laure. Je la déteste/ Comme je suis courageuse, j'attends qu'elle soit partie pour que se répande mon fiel. Je la traite de pétasse, et Laure, qui ne l'avait pas remarquée, aussitôt informée, se joint à moi/ Une dame à côté de nous, noire, d'une quarantaine d'année, l'air doux. "Il ne faut pas vous en faire. Il ne faut pas y faire attention. Il faut s'en foutre. ... Hmm (gênée d'être intervenue) désolée." On lui sourit. Ca ne mange pas de pain, mais c'est choupi. Un peu plus tard, on reprend notre conversation. Je vois la femme, elle ne me quitte pas des yeux. Puis elle, et les gens qui l'accompagnent se lèvent pour partir. Au moment de passer à côté de moi, elle me murmure "J'ai eu un flash. Vous tomberez amoureuse d'un arabe." Moi: Pardon? "Vous tomberez amoureuse d'un arabe. Ou d'un juif." Ah? Sourire incertain. Elle dit aurevoir, je réponds la même chose. Je raconte la chose à Laure, et son copain va arriver d'un instant à l'autre, il est juif, avec un père extrêmement préoccupé par ses racines, je minaude, tout ça est fort lolant.
18h45: Je dois partir, sinon, point de bus en ma verte campagne pour me ramener à la maison. Départ en catastrophe, adieu pause clope, adieu Laure, adieu copain de Laure.... me voilà dans le métro, puis à Denfert-Rochereau, puis dans le rer/ Travaillons un peu/ Et là.... Yarg. Plus de bouquin. J'ai du le laisser à Laure/ Je la rappelle. Elle est étonnée. Elle ne l'a pas. J'ai du le laisser à Italie 2? Elle y retourne en catastrophe, me dit qu'elle me rappelle pour me tenir au courant/ Longue attente, insupportable attente, le téléphone ne sonne pas et mes ongles, harcelés par mes dents, perdent en volume, peu à peu/ Finalement: elle n'a rien trouvé. Nulle part. C'était un livre de la bibliothèque de la Sorbonne. Ma dissertation est pour mercredi. Je suis dans la grosse, grosse, grosse, grosse muerda/ Je rentre.
20h45: Sur internet: il coûte, pour le moins cher, 60 euros, youpi. Passons.
21h50-00h00: Yo, Jilianichon on Msn. Il m'apprend que nous avons un revenant sur le réseau. Comme au Cluedo, les indices nous apparaissent peu à peu et forment un tout qui, une fois correctement assemblé, nous mène à d'évidentes réponses. C'est le retour de certains parasites. Miyavi sait que j'aimerais me répandre plus en détails, mais par ailleurs, ainsi l'on se donnerait, et alors, alors? That would spoil all the fun/ Un ami, un revenant, un autre, connu il y a quatre ans, recontacté il y a peu, victime d'un coup de pute de ma création, mais ça va, on arrive à se ré-entendre. Il me dit, sur msn: Allah Akbah! Puis: C'est chiant, tous ces gens qui crient quand tu veux bosser dans le rer! Puis: jolie teinture! Donc, donc, donc, il était là: c'était le mystère de Massy-Palaiseau/ Plus tard, on découvre que certains amis sont des sales junkies à la sexualité épanouie à en craquer, puis plus tard, que d'autres se sont tapé un camarade d'une contrée lointaine du sud de la France, alors que plus hétéro que ce roux-là, tu meurs. On se dit enfin: ça suffit, les folles révélations et les coups de poisse. Cette nuit, c'est la parfaite demi-lune. On se dit: passons à la journée suivante.
Un soupir las, et la seconde suivante, enfin, il est 00h01.
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6 commentaires:
petite traînée junky te salutat ! <3
vade retro, droguitas prostitutitas!
Ta patte me manquait...
Oh, coucou!
Contente de te revoir par ici ^^ Tu te portes bien?
vivi^^, je suis en fin de DUT, j'ai moins de cours et je dors un peu plus, donc ça va^^
et twa? enfin ils faut que je prenne le temps de lire ton blog^^
oooh! tiens, ça c'est mon adresse de blog et portfolio:
http://la-mwette.fr/
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